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Fellatrice
Comment j'aime te prendre...
A peine dévêtu, tu as seulement ôté ta veste en laine bleu foncé, passé par dessus ta tête le polo gris clair... je
sens déjà le parfum si particulier de ton corps, toujours bon, une odeur de chair savoureuse, quelle que soit l'heure de la journée, bonne comme l'est une pêche, une odeur de fruit frais. C'est
ton parfum à toi, je le connais les yeux fermés, je veux que tu marques ma peau de cette empreinte-là : je passe mes mains dans ton cou, sur ton buste couvert de la toison châtaine qui est déjà
un avant-goût des douceurs de ton pubis, bientôt.
Je me frotte à
toi, encore habillée mais, toi, les mains sur mes fesses, tu me tiens, tu me tires, tu m'étreins, tu me laisses m'imprégner des traces de ton désir sur toi. Te couvrir de caresses, mettre mes
mains partout sur toi, c'est affoler mes paumes qui jouissent de tes tiédeurs fermes. Tout mon épiderme respire, te reçoit déjà. Je descends vers ton ventre avec mes
mains, avec mon corps : je suis à genoux devant toi ; le sol est doux ici, c'est confortable. J'ai ôté mes souliers en un tournemain. Tu as défait les premiers boutons de ton pantalon. Tu te
penches et tu continues à malaxer mes fesses qui sont, c'est très rare, couvertes d'un collant noir satiné, cela m'amuse, moi qui suis toujours les fesses nues, sous mes robes, cet empêchement de
voile transparent. Tu passes tes mains sur les rondeurs, sur la fente, entre les cuisses, tu m'écartes gentiment pour mieux sentir tout le mouillé de l'excitation venue dès le chemin vers toi. Tu
as vite fait glisser tes habits à tes pieds, je les pose sur le fauteuil, tout près de moi. Ils sentent toi ; je les baiserais si j'osais, si tu ne me regardais pas.
Et, sans autre préambule, je prends ta verge en moi, profond. Dans la bouche, lentement mais d'un coup jusqu'au fond.
Ton goût est plus puissant, je me nourris de la senteur du premier sperme qui vient là tout de suite. Et lentement encore je fais aller et venir ton membre entre mes lèvres qui l'enserrent sans
appuyer trop fort ; dans ma bouche, je mets ma langue à contribution, je l'incurve, je la renfle, je la fais passer d'un côté, de l'autre de cette verge qui grossit encore, s'allonge, durcit
beaucoup, me prend toute la bouche parfaitement. Encore, encore. Je m'arrête un instant, pour lécher, doux puis ferme, d'abord le long de la tige du sexe, en gardant le gland dans la tiédeur de
mes paumes mouillées. Je le prends entre mes lèvres et fais glisser doucement la peau sur la chair, tu gémis... En activant mes mains en même temps, j'explore encore, avec ma langue, la base de
la verge où c'est si sensible, et lèche, lèche, jusqu'à ton anus. Tout est humide et parfumé de salive mêlée à ton liquide qui a coulé, à tes parfums d'homme. J'approche à nouveau mes lèvres
excitées de ton gland, plus chaud, plus foncé, je le suce pour l'agacer, appuyant avec la langue sur le frein, faisant glisser la peau douce sur la couronne, et encore je te reprends en bouche,
suçant, pompant cette queue qui cherche à se frotter aux muqueuses de ce sexe buccal ; cela fait de jolis bruits de succion, toutes les chairs sont gonflées, très tendres, très fines et
sensibles, transparentes. Tu as pris ma tête entre tes mains, tu me caresses les cheveux, tu tiens ma nuque et tu me guides pour que la sensation soit meilleure encore : tu me baises au visage et
je suis noyée dans ton élément d'homme.
Tu as défait mon soutien-gorge, et sorti mes seins par l'échancrure de mon pull over ; je ne tiens plus, tu veux me
voir aussi : je me déshabille en me frottant contre ton corps pour rester dans ta chaleur sexuelle.
Si je veux, oui je veux, tu me prends debout, appuyée doucement contre le mur, un jambe passée autour de ta taille,
puis tu m'invites à lever l'autre, accrochée à ton cou, tu danses...
Je voudrais jouir tout de suite, follement excitée de nos pénétrations. Et en même temps rester très longtemps dans cet
embrassement unique, cette élévation impudique et fabuleusement jouissive. C'est tout mon corps qui s'appuie sur ta verge dressée, tout mon poids qui te fait pénétrer tout au fond du vagin, qui
s'ouvre. Je n'entends plus rien, je suis dans un autre monde qui est le bout de ton sexe, ta fin. Je suis pour toujours juchée à ma place, entre terre et ciel. Tu ris, tu danses, tu chaloupes
avec une femme engagée sur ton vit d'homme heureux de désir ; une femme en panache, les cuisses ceignant tes reins agiles, se soulevant, s'abaissant à chacun de tes mouvements.
Le lit nous reçoit, amusés encore, avides. Tu me portes toujours sur toi, tu me couches et t'appuies tendrement sur
moi. Je n'ai pas eu encore assez de tes caresses en bouche, je me faufile vers ton aine, glisse ma tête entre tes cuisses, tu me prends là, un peu couché sur le côté, tu geins, tu trembles un peu
de plaisir déjà en bougeant le bassin pour accompagner mes pénétrations : je te baise avec la bouche mais c'est tout mon corps qui ploie, qui se love autour de tes jambes, mes bras enlaçant ton
dos, tes hanches. Tu me branles moelleusement la corolle, je glisse, je tremble comme toi. Tu me dis des mots gentils sur ton plaisir qui monte, tu me presses, tu me contiens, m'embrasses de tout
toi. Je joins les mains aux lèvres pour t'exciter plus encore, puis je te fais revenir un peu au calme, en prenant délicatement tes bourses entre mes doigts, avec la langue, dans ma bouche en les
tirant très doucement ; mes mains t'enrobent et te pressent plus fort, tu dis que tu viens, tu viens, je suis ivre. Tu jouis dans ma gorge, dans ma bouche sans que je cesse, légèrement, de monter
et descendre le long du fût qui se vide, en se contractant ; tu ne cries pas, tu gémis, tu murmures, longtemps longtemps, tant que je continue à boire en te suçant, en me gorgeant de ta semence
sexuelle, qui a le goût de ma jouissance, la forme de ce qui s'abandonne et coule au même instant entre mes cuisses.
Tu me dis des tendresses, des tendresses en me serrant très fort. Le plaisir est pour moi, bel Homme.