Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 22:49

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Fidélités

 

Elie à Matthieu (28 mars 2011)

 

Aïe, tu as mis le doigt sur mon -presque- seul point faible... La physique...
On ne peut pas être parfait, n'est-ce pas ? Mais je ferai des efforts, peut-être jusque là.
 
Je te réponds, je fais des vagues, pour t'atteindre, pour te garder, attirer ton contact mais je ne sais rien dire d'autre.
 
Je reste bouleversée par ce qui arrive. 
Cela ne ressemble à rien de ce que je connais. Tu me fais perdre mes marques... 
Ce que j'aime dans une relation, dans ce que je connais (je continue sur le ton de franchise que j'avais adopté avant...) c'est le sexe. 
Le plaisir, la jouissance. Je suis cordiale, bien sûr, je suis sincère. Je suis plutôt gentille, je crois. Mais je ne sens dans l'homme, ou la femme, que je caresse, et réciproquement, que l'instrument consentant, et ravi souvent, de mon plaisir.
Tu me permets de poursuivre avec la même nudité ? 
Eh bien, cela ne va pas comme cela, pas du tout, avec toi. 
Je suis embarquée, où tu vas ; et c'est quelqu'un qui mène la barque... L'instrument rit, me regarde, s'amuse, rit encore, et moi je suis toute déconfite (de joie).
Sincèrement, je n'ai pas l'habitude. J'en suis plus que décontenancée, étourdie, gêné (moi qui suis capable d'écrire les pires crudités sans gêne, je me trouve embarrassée, ne sachant plus comment le dire, que dire même.) 
Au point même qu'à un moment de la nuit, la nôtre, j'ai ressenti un sentiment de panique, fugitif mais..., parce que j'ai cru que je n'arriverais plus à écrire : écrire, c'est malgré tout souvent prendre les choses et les gens d'un peu loin, d'un peu haut ; écrire, cela s'appuie aussi beaucoup sur l'absence et le manque, et que j'ai compris vite que ce petit jeu-là, je ne pourrai plus le jouer, très longtemps. 
 
Contredis-moi, remets-moi à ma place, redescends-moi sur terre.
 
Attention, ne crois pas que je sois devenue idéaliste. Que j'attende ou j'espère je ne sais quoi, que je sois soudain de-loguée-du-site (je te dirai un mot de cela). Non, non. Je suis et je reste dans un réel bien dur, et que j'aime. Je l'aime presque violent de matérialité. 
Plus il est nu, mieux j'en sens la rudesse, mieux je me sens. Car je me perçois exister. 
Mais sans abandonner rien de cette exigence, je me trouve emportée, déplacée, mise où tu veux être. 
Et non sur un mode... d'obéissance, que j'ai aussi pratiqué ; mais tout en douceur, et en sagesse, presque. Je suis séduite par ta finesse. Et cela me sidère. 
Aussi tu dis être encore mal satisfait de nos caresses, cela ne m'a même pas effleuré l'esprit un instant. Les premières amours ne sont jamais les plus faciles, d'où bien des fuites et des hésitations... 
Non, j'ai pensé à toi, pensé à toi, pensé à toi. J'ai envie de tout, de tout encore.
Tout coule de source, tout est à inventer.
Je veux refaire, ressentir, retoucher. 
Je veux découvrir. 
Je sais ma place. Et j'y suis très bien. Rien de plus, rien d'autre. 
Mais encore ce que tu m'as donné. Toi. 
S'il te plaît.
Nu au bras levé (Anonyme, 1970)  
Je le dis vite - je n'ai pas de temps, toujours, toujours ; j'ai dix mille choses à te dire, "Encyclopédie" est le mot juste .
Ne crois pas pourtant que le fait de me "voir" encore sur le site  soit le signe d'une incohérence totale. J'ai un ami depuis quelques temps... un ami "de corps" si tu veux. Et je ne lâcherai pas mes aventures passées-présentes, ni mes conversations platoniques-pas-trop, même dans l'état d'euphorie parfaite où je suis. Je reste ainsi que tu m'as découverte. Non que ces liens aient aujourd'hui le même sens... mais ceci est mon affaire. 
La liberté, toujours et au-dessus de tout. 
Même si la liberté est souvent une dure maîtresse, elle rend au centuple les offrandes qu'on lui faites, aussi je lui serai fidèle, fidèle. 
Je sais bien que cette diffraction (diffraction ?) de l'être dans des relations multiples (aucunement identiques) peut paraître une forme de protection... N'être jamais abandonné, finalement, jamais seul, jamais désaimé... Bon. C'est peut-être un rempart, une assurance contre la mort, et alors ? 
Tu es armé, je suis armée (d'amour, d'amitié, j'entends). A elle, à lui, nous donnons, nous donnons. Nous recevons également.
Mais il nous reste... quelque chose.
Pour cela, toi, et moi, je crois, ferions l'impossible. 
Et l'impossible est là.

Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 23:07

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Parfum de liberté

 

Parfum de liberté...
Lundi 28 mars
Belle Elie,
Le sexe, le plaisir, les plaisirs, la jouissance ne peuvent suffir en eux-mêmes, seuls.
La sensibilité de l'être, la nôtre en l’occurrence (et je pense que ce n'est pas si commun), apporte une autre dimension à tout cela. 
Sensibilité ne signifie pas sensiblerie.
J'assume ce qui est à moi, je le revendique et j'y ai mon plaisir : je suis un homme, j'ai envie de toi, de te posséder, de t’enserrer, sans jamais entamer ta liberté.
Et oui, je suis heureux, heureux de t'avoir rencontrée au gré de quelques errances, content que ce soit Toi, pour ce que tu es, parce que tu es.
Je préserverai tes plaisirs d'écritures.
Je ne te contredirai pas non plus, je pense la même chose. Tu parlais d'accordances, j'avais trouvé le mot "joli", je le trouve beau.
Te remettre à ta place sûrement pas ! ou juste pour rire.
Liberticide ? Non j'ai trop de respect pour toi.
Libertaire ? C'est aussi mon éducation.
Libertin ? je ne sais pas, je ne trouvais pas que le mot soit juste... mais à te lire, a t'entendre, peut être...
Libre ? Je te donne aussi ce que j'attends (Elie dixit).
J'ai très envie de te revoir, te sentir, te toucher, te caresser, sentir ton souffle s’emballer au gré de nos gestes, sentir la tête me tourner.
Ton corps onduler, tes reins se cambrer, frissonner ensemble, jouir de toi, de moi, de tout, avec toi.
Quand ?
L'impossible devient possible à notre convenance, peu importe le temps que nous pourrons lui accorder.
Dimanche en journée, je pense. Mardi en soirée peut-être ? Sinon pause "déjeuner" ?
Douces caresses pour accompagner ton sommeil que je n'ai osé troubler au téléphone.
je les sens devenir torrides, appuyées.
je t'embrasse de ces baisers qui disent ce qu'on ne sait plus dire.
Matthieu

Fragrances
Mardi 29 mars 
Elie,
J'adore tout, magnifique, concordant !
il y a quelque chose que je voulais te dire,
J'apprécie à sa juste valeur le fait que tu nous aies reçu ce samedi chez toi, dans ton univers, et dans ton lit.
Cela m'a touché, sincèrement.
Matthieu

Effluves
Mardi  29 mars
Matthieu,
J'arrête bientôt de t'écrire trois fois par jour... seulement pour répondre (belle excuse) à ton dernier message. 
Je suis heureuse, tu ne sais pas combien, d'avoir fait confiance à mon intuition, pour une fois, 
je ne suis pas aussi sûre d'elle que tu l'es. Et je n'ai pas hésité longtemps, comme tu as pu le voir. 
Je ne sais pas ; tout m'a parlé de toi en bons termes, exacts, qui disent du bien. Et qui en font davantage encore.
Chez moi t'est maintenant ouvert, tu l'as compris, bien sûr. 
C'est là où nous irons (si nous nous revoyons... et si tu y es bien !) Cela se fera aisément, j'en suis certaine.
 
Et je ne sais que répondre... au début du message. 
Je continue à rougir comme une adolescente, et à rester coite. 
Seulement je me suis parfumée avec plus de plaisir encore, ce matin, sachant que cette odeur a été un instant sur toi...
Elie

Qu'est-ce que c'est ?

Comment le lire ?

Comme une histoire ?
Les articles sont présentés dans l'ordre du récit, chronologiquement. On peut donc y découvrir l'une ou l'autre de ces aventures au fil des jours depuis mars 2011...

Comme une vie se déroulant presque sous les yeux qui lisent ?
Les derniers articles sont les plus récents... en cours d'existence, à chaud, vivants...

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  • Hugh-Douglas-HAMILTON-Eros-et-psyché

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